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Gombo com au FIRHO 2018: « Le fonds commun d’un ministre c’est son protocole »


« Le FIRHO 2018 sera exceptionnel » ; ce sont les mots de la promotrice de l’évènement, Augusta Palenfo, à qui nous avons tendu notre micro, 48 heures avant l’évènement ; https://bit.ly/2G5cmFy. C’est maintenant fait. La grande soirée du Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou s’est tenue, dans la nuit du 8 au 9 décembre 2018, dans la salle de spectacle du CENASA. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette 11e édition du FIRHO n’était pas seulement que « exceptionnel ». C’était un instant « magique ».

Quatre heures du temps, assis dans une salle de spectacle sans s’ennuyer, quatre heures au cours desquelles vous riez à gorge déployée… Rien à rajouter ! Ce sont quatre heures de bons moments, quatre heures de bonheur. C’est ce que Agusta Palenfo, son équipe et ses invités ont offert au public de la 11e édition du FIRHO, hier 8 décembre 2018. Et, c’est dire aussi que cet évènement n’était pas seulement exceptionnel. Il y a eu aussi de la magie.

Plusieurs autorités ont pris part a cet rendez-vous du rire

D’abord, par le casting des artistes humoristes.  Venus d’horizons diverses, ils étaient tous pétrit de talents. Des professionnels dont les performances sur scène ne souffrent plus de commentaires. Il y avait, entre autres, Djo Le Rapide. On se rappelle qu’il a « tué » à son tout premier One man show, le 28 septembre dernier, dans la même salle de spectacle. Au FIRHO 11, celui qu’on appelle aussi « Papa-na-3-vitesses » était présent avec des blagues encore plus originales.

Après lui, il y avait Moussa petit sergent. Prix rfi talent du rire, cet artiste burkinabè n’est plus à présenter. Avec son tout dernier projet « Moussa rit du monde », il a offert un spectacle inédit aux Ouagalais, le 26 octobre 2018 dans son 4e One man show. Depuis le début du mois de décembre, Moussa petit sergent se produit tous les dimanches, à Paris, dans le 20e arrondissement, précisément au théâtre « Les rendez-vous d’ailleurs » : https://afriyelba.net/humour-moussa-petit-sergent-va-rire-de-paris/. C’est entre deux dimanches qu’il a fait le déplacement du CENASA pour apporter sa touche d’humour au public du FIRHO.

Gombo com. Eux, ce sont des « enfants », des « enfants barbus » qui appréhendent mieux la société que certains adultes. Hier au CENASA, ils n’ont pas manqué de faire cette remarque : « le fonds commun d’un enseignant c’est le Katwell, le fonds commun d’un bon chef de famille c’est la servante, le fonds commun d’un directeur c’est sa secrétaire et le fonds commun d’un ministre c’est son protocole ». Une remarque qui n’a pas laissé le public indifférent. Surfant donc sur l’actualité brulante du Burkina, le duo a aussi émerveillé le public. Boukary, lui, est venu de la Côte d’Ivoire voisine. En terre d’Eburnie, c’est un maître incontesté de la scène. Très connu également au pays des « Hommes intègres », il était l’un des plus attendus dans ce spectacle. Sans commentaires, suivez un bout de son show : https://web.facebook.com/afriyelba/videos/1898965113549404/.

L’humoriste ivoirien Ramatoulaye dans ses œuvres

Pour l’apothéose de ce festival, le public a eu droit à la prestation de Ramatoulaye. Humoriste ivoirien également, cet artiste s’est distingué par son aisance sur scène et sa grande capacité pour l’improvisation. Difficile, pendant qu’il est sur scène, d’avoir un moment de répit. Suivez vous-même : https://web.facebook.com/afriyelba/videos/192413591702622/. Mais ce n’est pas tout. Avant de prendre congé du public, Ramatoulaye, grand danseur, lui a d’abord gratifié d’une autre prestation. Sur scène il a même été rejoint, entre temps, par la promotrice de l’évènement Augusta Palenfo.

Au FIRHO 2018 avec Boukary

« C’était un beau spectacle », s’est réjoui la ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo/Marshal qui était présente à la soirée. Elle n’a donc pas manqué de saluer la performance des artistes et de les encourager dans leur profession. « Pour ma part, je voudrais dire merci à tous ceux qui se sont déplacés ce soir. Moi j’ai été très satisfaite, je me suis laissée aller et j’ai rigolé à gorge déployée », s’est exprimée la promotrice. Ramatoulaye, quant à lui, n’a pas tarit d’éloge pour elle. « Je voudrais dire merci à Maman Augusta de nous offrir cette scène. Aussi, c’est à cause d’elle que j’ai découvert le Burkina pour la première fois. C’est ici que j’ai commencé l’humour pour la première fois. Donc j’invite les autorités et tous les acteurs à soutenir le FIROH 2018 et encourager maman Augusta car elle se bat beaucoup », a-t-il laissé entendre avant d’annoncer qu’il sera de retour à Ouagadougou, le 28 décembre prochain, pour un autre spectacle.

Adama SIGUE


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