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Warda Djamila Barry, une étoile montante du cinéma burkinabè


Nous sommes allez à la rencontre d’une jeune actrice burkinabè pétrie de talent et qui se présente comme une des comédiennes sur qui il faut compter pour la relève du septième art au Burkina. Warda Djamila Barry puisque c’est d’elle qu’il s’agit a fait ses débuts au cinéma dans le film ‘’La sacoche’’ de Aboubacar Diallo en 2012. Entre ce baptême de feu il y’a 11 ans et son rôle dans le film ‘’L’œil du désert’’ en 2022, elle a une filmographie bien garnie et un parcours qui présage d’un bel avenir dans le cinéma. Cet entretien avec notre a été une occasion pour elle de nous parler de ses débuts, son parcours mais aussi son avenir devant et hors caméras. 

Warda Djamila Barry aux côtés de de Joseph Tapsoba lors d’un tournage.

Afriyelba : Bonjour. Nous vous demandons de vous présenter.

Warda Djamila Barry : Moi c’est Djamila Barry, actrice comedienne burkinabè.

Comment êtes-vous venue au cinéma ?

C’est le métier que j’ai toujours voulu faire étant enfant. J’ai commencé avec le théâtre depuis l’école primaire, lors des cérémonies de fin d’année et j’ai très vite commencé à aimer ça. Et j’ai eu mon premier rôle dans la série ‘’La sacoche’’ de Aboubacar Diallo. Cela a toujours été un rêve d’enfance.

Après les premiers rôles vous n’êtes plus une inconnue, comment avez vécu ce changement ?

Ça fait juste plaisir d’être accosté par un cinéphile qui vous dit je vous ai vu dans tel ou tel film. Mon entourage lui n’a pas été surpris car il sait que c’est ce que j’ai toujours voulu faire. 

Quel est le rôle qui vous a le plus marqué ?

Dans le film ‘’Capitale africaine’’ de Jean Noël Bah j’ai joué le rôle d’un chef de gang et ca m’a marqué parce que c’est différent des rôles que jai l’habitude d’incarner.

Warda Djamila Barry interprétant le rôle d’une chef de gang dans le film  »Capitale africaine  ».

Vous avez une filmographie assez riche, quel est votre prochain challenge ? 

Je dirai que c’est trouver de bonnes opportunités, frapper à de bonnes portes, faire plus de castings et avoir plus de rôles dans de bons projets surtout. 

Avec qui rêvez vous travailler ? 

Je n’ai pas envie de travailler avec une personne spécialement, ce qui m’intéresse s’est de travailler dans de bons projets. Les projets sont plus importants que les personnes qui sont derrière. 

Il y’a forcément des acteurs que vous admirer et avec qui vous aimeriez travailler…

J’ai eu la chance de partager des scènes avec des doyens du cinéma tel Ildévert Meda. J’ai beaucoup appris avec lui et c’est quelqu’un de vraiment généreux. Il m’a guidé en me disant ce qu’il faut faire et aussi ce qu’il ne faut pas faire. J’ai joué également avec Issaka Sawadogo auprès de qui j’ai beaucoup appris. Sur le plan international l’actrice qui m’inspire le plus c’est Gbazé Thérèse. 

De quel environnement avez-vous besoin pour progresser dans votre carrière ? 

Actuellement ce dont on a le plus besoin au Burkina c’est la paix. Il faut la paix pour que des opportunités existent et aussi il faut des financements. Si les réalisateurs n’ont pas de financements ils ne pourront pas nous donner du travail. 

Nous sommes à quelques jours de l’ouverture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), que représente pour vous ce rendez-vous du cinéma africain ? 

C’est un évènement qui nous rend heureux et qui nous offre beaucoup d’opportunités. C’est une occasion de créer des liens et de rencontrer des personnes avec qui on pourra probablement travailler. 

Le Burkina a des chances de remporter l’Etalon d’or de Yennenga cette année ? 

Le film  »Sira » a des chances de remporter l’Etalon d’or de Yennenga selon Warda Djamila Barry.

Pourquoi pas ? On a un excellent film en compétition, c’est SIRA d’Appoline Traoré. J’ai travaillé dans ce projet et j’ai vu à quel point elle a souffert. Je saisis l’occasion pour dire que c’est une femme que j’admire beaucoup. J’étais sur le terrain et j’ai vu comment elle se battait avec l’équipe et combien son travail était acharné. J’espère qu’elle aura en contrepartie ce dont elle a toujours rêvé.  

Le monde du cinéma est-il plus difficile pour les femmes ? 

Je dirai plutôt que les femmes sont sous estimées et de ce fait il leur faut se forger un caractère. Quand par exemple une femme doit diriger une équipe d’une dizaine d’homme, on ne la croit pas capable d’y arriver. On s’attend à ce qu’ellebn’aille pas jusqu’au bout. Nous ne sommes pas assez soutenues, on ne croit pas en nous. 

Il y’a aussi les préjugés.

Oui exactement ! Quand tu passes à la télé les gens pensent que tu es la femme de tout le monde, il pense te connaitre mieux que toi-même. 

L’acteur burkinabè vit-il bien de son art ?

Malheureusement non. Quand tu dis que tu fais du cinéma ici on te demande ce que tu fais d’autre. Pour les burkinabè être acteur n’est pas un métier. C’est peut être parce que nos réalisateurs ne sont pas bien financés. Si ils ont les financements qu’il faut nous acteurs nous vivrons mieux.  

Qu’avez-vous à dire aux jeunes qui ont envie de suivre le même chemin que vous ? 

Warda vit son rêve d’enfance grâce à son abnégation.

Je leur dirai de ne surtout pas avoir peur, sinon tu auras tendance à rester dans ton coin. Ce qu’il faut faire c’est taper à toutes les portes et s’informer chaque fois qu’il y’a des castings. Il y’a la place pour tout le monde mais si tu restes à la maison tu ne l’auras pas. 

Est-il possible de vous voir réaliser des films un jour ?

Non je ne me vois pas derrière la caméra. Je suis en train de finaliser ma société immobilière. Je vais plus me consacrer à ma carrière d’actrice et à ma société immobilière plutôt que de devenir réalisatrice. 

Quel est le projet dans lequel on vous verra bientôt ? 

J’ai joué dans le film ‘’Epine du sahel’’ de Boubacar Diallo qui sera projeté le 27 février en panorama et ensuite en salle. Il y’a également ‘’Sira’’ de Apolline Traoré dans lequel j’ai fait une petite apparition.

Quels sont vos projets ?

Je discute en ce moment pour des productions en Côte d’Ivoire, on attend ce que ça va donner. 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

Je souhaite que la paix revienne au Burkina. Je remercie Afriyelba et je dis merci aussi à ceux qui nous soutiennent car c’est grâce à eux que nous trouvons la force de continuer.

Par Wend Kouni


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